08/02/2013
Morceaux choisis - Rabindranath Tagore
Rabindranath Tagore
N'as-tu pas entendu son pas silencieux? Il vient, vient, vient à jamais. A chaque moment, à chaque âge, à chaque jour, à chaque nuit, il vient, vient, vient à jamais. J'ai chanté plus d'un chant sur plus d'un monde, mais dont chaque note toujours proclamait: il vient, vient, vient à jamais. Dans les jours embaumés de l'avril ébloui, par le sentier de la forêt, il vient, vient, vient à jamais. Dans l'angoisse orageuse des nuits de juillet, sur le tonnant chariot des nuées, il vient, vient, vient à jamais. D'une peine à une autre peine, c'est son pas sur mon coeur qu'il oppresse; quand luit ma joie, c'est au toucher d'or de son pied.
Rabindranath Tagore, L'offrande lyrique, dans: Daniel-Ange, Les feux du désert vol. 2 / Silences (Rémy Magermans, 1973)
image: michelpicard772.skyrock.com
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07/02/2013
Morceaux choisis - Abdelwahab Meddeb
Abdelwahab Meddeb
Abdelwahab Meddeb, Blanche la ville / Tunisie dans: Eglal Errera, Les poètes de la Méditerranée - Anthologie (coll. Poésie/Gallimard, 2010)
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01/02/2013
Lire les classiques - François-René de Chateaubriand
François-René de Chateaubriand
François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, dans: Pierre Dauzier et Paul Lombard, Poètes délaissés - Anthologie (coll. La petite Vermillon/Table Ronde, 1999)
image: La maison de Chateaubriand, par Serge Mouraret / Châtenay-Malabry, France (jne-asso.org)
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29/01/2013
Morceaux choisis - Albertine Sarrazin
Albertine Sarrazin
Albertine Sarrazin, Lettres et poèmes (coll. Livre de poche/LGF, 1971)
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24/01/2013
Morceaux choisis - Josyane de Jesus-Bergey
Josyane de Jesus-Bergey
Josyane de Jesus-Bergey, L'émigrée, dans: Pas d'ici, pas d'ailleurs - Anthologie poétique francophone de voix féminines contemporaines / présentation et choix: Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli, Aurélie Tourniaire / préface: Déborah Heissler (Voix d'Encre, 2012)
image: Henri Matisse, Nu bleu (habit-of-art.blogspot.com)
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17/01/2013
Morceaux choisis - Henri Pichette
Henri Pichette
Henri Pichette, Ode à la neige, dans: Odes à chacun, suivi de: Tombeau de Gérard Philipe (coll. Poésie/Gallimard, 2009)
image: Le port de Brest (lilasjade.centerblog.net)
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13/01/2013
Morceaux choisis - Georges Perros
Georges Perros
Georges Perros, Pour ainsi dire, dans: Collectif, Avec Georges Perros (coll. Encres/Recherches Exit, 1980)
Image : Maison de Georges Perros (fr.wikipedia.org)
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11/01/2013
Morceaux choisis - Umberto Saba
Umberto Saba
Umberto Saba, Mots, dans: Anthologie bilingue de la poésie italienne (Bibliothèque de la Pléiade/Gallimard, 1994)
traduit de l'italien par Philippe Renard
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05/01/2013
Morceaux choisis - Friedrich Hölderlin
Friedrich Hölderlin
Une vie nouvelle veut à l'avenir se dévoiler,On voit de bourgeons, signe de jours gais,Se remplir la grande vallée, la terre,Tandis que pour le printemps est chassée la plainte.
Friedrich Hölderlin, Derniers poèmes (William Blake and Co, 2011)
traduit de l'allemand par Jean-Pierre Burgart
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30/12/2012
Morceaux choisis - Jocelyne François
Jocelyne François
Le vent est tombé. Il reste seulement derrière la vitre froide le mouvement retenu du ciel. La nuit approche la colline, désarme la maison.
Je sais que l'ombre du cyprès que j'ai touché tout à l'heure tournera lentement avec la lune, et que le sol autour d'elle, libre comme un désert, deviendra cadran lunaire et mesure du temps durant notre sommeil. Le vent est tombé. Les oiseaux ne chantent pas encore le soir. La terre navigue et je la regarde. Je me regarde embarquée dans ce voyage que je n'ai pas choisi et que je me suis prise à aimer au point de le confondre avec mon corps, au point de le désirer éternel. Ah! l'éternité ne serait pas ce trou si nous y pouvions emporter cette frange sur les collines que lève la lune ou le soleil. Cette frange, au moins comme repère dans ce temps qui en aura fini de s'écouler. Autour de cette lumière pourrait s'inventer une vie sans gestes.
Ainsi sommes-nous autour des feux allumés sur les plages, perdus entre les dunes, le ciel et la mer, sans pensée et presque sans désir, occupés par le silence, le poids d'un vêtement, une braise qui roule, le sens du vent, accordant nos places à la fumée, attendant.
Alors nos feux pourraient s'élargir en cette lumière qui cesserait d'être abrupte et fugitive, qui s'établirait entre nous.
Le vent est tombé. C'est l'heure où il faut sortir, faire crisser le gravier, descendre les calades et remonter sur le plateau calcaire. Marcher. C'est l'heure où tout est à voir autrement, où nos mesures sont à prendre. En ce moment vide de la nuit, je tiens ma vie, je tiens ma mort, je tiens mon amour. Chaque scorpion tassé sous la pierre en tient autant. La terre navigue, je crois que je marche.
Jocelyne François, Le vent est tombé, dans: Signes d'air (Mercure de France, 1982)
image: Les Baux-de-Provence (jaipurdivabijoux.eu)
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